Première Guerre du Congo : causes, acteurs, déroulement et conséquences

La Première Guerre du Congo (1996-1997), est une guerre d’agression du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) principalement par le Rwanda et l’Ouganda parrainés par Washington, Londres et autres multinationales, et ayant a abouti au remplacement du président zaïrois Mobutu Sese Seko par le chef rebelle Laurent-Désiré Kabila et au massacre des réfugiés Hutu. Le gouvernement instable de Kabila est ensuite entré en conflit avec ses parrains (Rwanda et l’Ouganda parrainées par Washington, Londres et des multinationales), ouvrant la voie à la Seconde Guerre du Congo en 1998-2003.


Conditions préalables

Crise interne au Zaïre

Joseph Mobutu (Mobutu Sese Seko) est arrivée au pouvoir au Congo (renommé par la suite Zaïre) en 1965, après un coup d’État, soutenu le gouvernement américain, en raison, officiellement, de ses opinions anticommunistes. Cependant, son régime autoritaire a amené le Zaïre au bord de l’effondrement, comme en témoigne la baisse de 65% du PIB du pays entre 1960 et 1997. Après la fin de la guerre froide, les États-Unis ont retiré leur soutien à Mobutu en faveur de ce qu’on a appelé la «nouvelle génération de dirigeants africains», parmi lesquels Kagame du Rwanda et Museveni de l’Ouganda.

Une vague de démocratisation a déferlé sur l’Afrique dans les années 1990. Sous d’importantes pressions internes et externes, Mobutu a promis des réformes démocratiques. Il a officiellement mis fin au système de parti unique qu’il soutenait depuis 1967, mais a finalement abandonné l’idée de réformes radicales, s’aliénant ainsi ses derniers alliés tant au pays qu’à l’étranger. L’économie du Zaïre était en ruine et la population retournait essentiellement à une agriculture de subsistance. L’armée nationale (Forces Armées Zaïroises, FAZ), privée de solde, s’est en fait livrée à des activités criminelles, kidnappant des personnes et exigeant des rançons (Mobutu lui-même aurait dit un jour dans une interview au journal Frankfurter Allgemeine: «Pourquoi payer les soldats quand on leur fournit des armes? ! »).

Face à la faiblesse du gouvernement central, des groupes rebelles ont commencé à se rassembler dans les provinces orientales du Zaïre. L’opposition comprenait des gauchistes qui se déclaraient partisans de Patrice Lumumba, ainsi que des minorités ethniques et régionales qui prônaient une plus grande autonomie provinciale. Leur chef était Laurent-Désiré Kabila, un Luba de la province du Katanga qui avait mené des insurrections séparatistes dans le passé et était en conflit avec le régime de Mobutu depuis sa création. L’incapacité du régime de Mobutu à faire face aux mouvements rebelles dans les provinces de l’Est leur a finalement permis de s’unir.

Par ailleurs, des tensions existaient entre divers groupes ethniques dans l’est du Zaïre, en particulier entre les agriculteurs du Zaïre et les Tutsis immigrés au Zaïre et venus quelques décennies précédentes du Rwanda, une minorité du fait de la migration normale des peuples et tantôt du fait des politiques coloniales belges par besoin de la main d’œuvre supplémentaire, et surtout, du fait de l’instabilité au Rwanda en 1959 et le début des années 60 (après l’établissement du régime hutu au Rwanda en 1959). Tous les Tutsis qui ont émigré au Zaïre avant l’indépendance du Congo en 1960 étaient connus sous le nom de «Banyarwanda» («peuple du Rwanda»), et étaient citoyens du Zaïre. Ils seront appelés par la suite «Banyamulenge» («de Mulenge», endroit où ils habitaient massivement). Les Tutsis qui ont immigré au Zaïre après l’indépendance sont devenus connus sous le nom de «Banyarwanda» et étaient souvent considérés comme des étrangers, même par les Banyamulenge.

Après son arrivée au pouvoir en 1965, Mobutu, dans sa politique «diviser pour régner», a donné le pouvoir politique dans l’Est aux Banyamulenge. Cela a aggravé les tensions ethniques, qui se sont manifestées par un certain nombre d’actions. De 1963 à 1966, les groupes ethniques Hunde et Nande du Nord-Kivu se sont battus contre les émigrés rwandais, tant Tutsis que Hutus, ce qui a entraîné des massacres généralisés.  En 1981, le Zaïre a adopté une loi restrictive sur la citoyenneté qui refusait aux Banyamulenge et aux Banyarwanda la citoyenneté et donc tous les droits politiques. De 1993 à 1996, les jeunes Hunde, Nande et Nyanga ont été régulièrement attaqués par les Banyamulenge, faisant 14 000 morts. En 1990, le parlement zaïrois a exigé que les migrants du Rwanda et du Burundi retournent dans leur pays d’origine, y compris les Banyamulenge. En réponse ou en même temps, les Banyamulenge ont établi des contacts avec le Front patriotique rwandais (FPR), un mouvement rebelle tutsi en Ouganda et au Rwanda, au début de 1991.

Génocide au Rwanda

L’événement décisif dans la crise du régime de Mobutu a été le génocide au Rwanda, qui a entraîné un exode massif de réfugiés. Durant les 100 jours du génocide, des centaines de milliers de Tutsi et leurs partisans ont été tués par les troupes hutu. Le génocide a pris fin lorsque le gouvernement hutu de Kigali a été renversé par les rebelles tutsis du FPR. Parmi ceux qui ont fui le Rwanda pendant le génocide, environ 1,5 million se sont installés dans l’est du Zaïre. Parmi eux se trouvaient à la fois des réfugiés tutsi ordinaires et des milices hutu (Interahamwe, “ceux qui combattent ensemble”) qui ont fui le Rwanda par crainte de représailles de la part des Tutsi. Les Interahamwe ont établi des camps dans l’est du Zaïre à partir desquels ils ont planifié d’attaquer les Tutsis nouvellement arrivés pouvoir au Rwanda.

Mobutu a demandé à tous les réfugiés de rentrer chez eux, conformément d’ailleurs à une résolution de l’ONU, suscitant l’hostilité de Kigali et la haine des Tutsi dans l’est du pays. De plus, Mobutu a activement soutenu les rebelles angolais de l’UNITA, ce qui a déplu à l’Angola. Officiellement, en conséquence, une coalition d’ennemis à l’intérieur du pays et de voisins hostiles à l’extérieur s’est formée contre lui. Mais en réalité, son sort été déjà scellé du fait d’une redistribution des cartes géopolitiques d’après guerre froide et de nouvelles ambitions des États-Unis et de la Grande Bretagne, qui parrainaient Kigali et Kampala.

“Révolte” des Banyamulenge

Disant que leur sécurité était menacée, Kigali et Kampala, sachant que l’État zaïrois était un État failli, ont décidé de prendre des mesures contre ce qu’ils considéraient comme menaces émanant dans région. Le gouvernement de Kigali a commencé à former des forces combattantes tutsi pour les opérations au Zaïre au début de 1995. La raison du déclenchement des hostilités était une fusillade entre des militants rwandais et des Bérets verts zaïrois. Ainsi, le 31 août 1996, ce qu’on appelle la «Rébellion Banyamulenge» a commencé. Le président ougandais Yoweri Museveni, qui a soutenu le Rwanda dans le conflit avec le Zaïre, a rappelé plus tard que le soulèvement avait été provoqué par des Tutsis zaïrois recrutés par les Forces de défense rwandaises. L’objectif initial du soulèvement était de prendre le pouvoir dans la province de l’Est-Kivu et de combattre les extrémistes hutu. Cependant, l’agression a finalement abouti à un attaque à grande échelle contre le régime de Mobutu.

Participants au conflit et leurs motivations

Rwanda

Le Rwanda était le participant le plus actif au conflit au Zaïre. Le pays a initié la formation de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), une mosaique des groupes rebelles et des armées régulières étrangères (Rwanda, Ouganda, Burundi, …), dirigée de fait par le Rwanda et l’Ouganda et dont Laurent-Désiré Kabila était le porte-parole. Les véritables intentions du Rwanda étaient claires dès le départ :

(1) Pour justifier sa guerre contre le Zaïre, Kagame a déclaré que des agents rwandais avaient découvert des plans visant à envahir le Rwanda avec le soutien de Mobutu. Ainsi, les Rwandais ont envahi le Zaïre pour, premier objectif, détruire les camps d’entraînement des militants hutus. Le deuxième objectif de Kagame était de renverser Mobutu. Le régime Tutsi au pouvoir au Rwanda espérait créer un régime fantoche à Kinshasa. Au niveau international, l’action de Kagame a été facilitée par le soutien tacite des États-Unis et du Royaume uni, qui voyaient en lui un représentant de la «nouvelle génération de dirigeants africains».

(2) Le démantèlement des camps de réfugiés était un moyen de reconstituer la population du Rwanda, gravement décimée après le génocide. L’intervention peut également avoir été motivée par la vengeance: par exemple, l’AFDL a abattu des réfugiés hutus en retraite à plusieurs reprises.

(3) L’opinion selon laquelle Kagame espérait renforcer son propre régime par une invasion victorieuse du Zaïre afin de se présenter comme un «protecteur des Tutsis» est aussi une raison sécondaire.

(4) Enfin, une des raisons majeurs de la guerre contre le Congo l’exploitation illégale des ressources. Objet de convoitise, la partie Est du Zaïre est extrêmement riche. Le Rwanda nourrissait l’ambition d’annexer des parties de l’est du Zaïre. Le pasteur Bizimungu, président du Rwanda de 1994 à 2000, a présenté l’idée d’un «Grand Rwanda» à l’ambassadeur des États-Unis au Rwanda, Robert Gribbin. Cette idée impliquait que l’ancien État du Rwanda comprenait une partie de l’est du Zaïre qui devait être annexée au Rwanda.

Ouganda

En tant qu’allié proche du FPR, l’Ouganda a également joué un rôle important dans la Première Guerre du Congo. Des membres éminents du FPR ont combattu aux côtés de Museveni dans la guerre civile ougandaise qui l’a porté au pouvoir, et Museveni a permis au FPR d’utiliser l’Ouganda comme base lors de l’offensive de 1990 contre le gouvernement hutu au Rwanda et de la guerre civile qui a suivi. Compte tenu de leurs liens historiques, les gouvernements Museveni et Kagame ont travaillé en étroite collaboration tout au long de la guerre au Zaïre. Les soldats ougandais étaient présents au Zaïre tout au long du conflit et Museveni a aidé Kagame et l’AFDL. Le lieutenant-colonel James Kabarebe de l’AFDL, par exemple, était un ancien membre de l’Armée de résistance nationale ougandaise, la branche militaire du mouvement rebelle qui a porté Museveni au pouvoir, et les services de renseignement français et belges ont rapporté que 15 000 Tutsis formés par les Ougandais se sont battus au sein de l’AFDL.

Angola

L’Angola est resté en marge du conflit jusqu’en 1997, mais son entrée dans la guerre a considérablement accru la force de la coalition contre le Zaïre. Le gouvernement angolais a décidé d’agir essentiellement à travers les «tigres», formés à partir des descendants des milices katangaises expulsées du Zaïre. Luanda a également déployé des troupes régulières contre le Zaïre parce que Mobutu fournissait des armes aux rebelles de l’UNITA. Les Angolais entrés en guerre ont exigé le retrait de Mobutu du pouvoir : seule une telle issue de la guerre leur était bénéfique.

En raison de ses liens avec le gouvernement de Mobutu, l’UNITA a également pris part à la guerre et combattu aux côtés des forces armées zaïroises.

Autres participants

Le Burundi, où un gouvernement fidèle aux Tutsi est arrivé au pouvoir, a soutenu le Rwanda et l’Ouganda dans la guerre contre le Congo-Zaïre, mais n’a fourni qu’un soutien militaire limité. La Zambie et le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, l’Érythrée, l’Éthiopie et les rebelles soudanais (soutenus par le président ougandais Yoweri Museveni), ont également fourni une certaine aide à l’agression.

Mobutu, en plus de l’UNITA, a reçu une certaine aide du Soudan, qu’il a aidé à combattre les rebelles, bien que le montant exact de cette aide reste inconnu. Par ailleurs, le président Mobutu du Zaïre a demandé que des mercenaires soient envoyés du Tchad pour aider à défendre son gouvernement contre les forces rebelles dirigées par Laurent-Désiré Kabila. Lorsqu’un certain nombre de soldats sont tombés dans une embuscade tendue par Kabila et ont été tués pour défendre le gouvernement de Mobutu, Mobutu a payé à Idriss Déby une récompense en l’honneur de leurs services.  Le Zaïre a également recruté des mercenaires étrangers provenant de plusieurs pays africains et européens.

Chronologie des événements majeurs

Le 24 octobre 1996, l’AFDL, la force multinationale d’agression du Zaïre, cyniquement appelé “rébellion” dans les manuels et médias officiels occidentaux, prend la ville d’Uvira et le 1er novembre Goma. Le 25 décembre 1996, l’AFDL s’était déjà emparée d’environ 800×100 km de territoire le long de la frontière avec le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Cette occupation a satisfaire le premier objectif du Rwanda : paralyser les activités des militants hutu (et éradiquer les Interahamwe) dans l’est du Zaïre. En outre, le Rwanda et l’Ouganda ont  dans l’est du Zaïre. Pendant ce temps, le Rwanda a pu détruire les camps de réfugiés et commencer le rapatriement forcé des Hutus vers le Rwanda. Au cours de ce processus, les soldats rwandais ont mené plusieurs attaques contre des Hutus non armés. L’ampleur réelle des exactions est inconnue ; Amnesty International estime le chiffre à 200 000 réfugiés hutus rwandais tués, crimes qui ont été considéré d’abord comme un génocide contre les Hutu des diplomates de l’ONU, avant que celle-ci se retracte sous la pression des États-Unis. En conséquence, il y a eu une certaine accalmie dans l’agression proprement dite, accalmie qui a durée jusqu’à l’entrée en guerre de l’Angola en février 1997.

Avec la reprise des hostilités par l’entée en guerre de l’Angola, Mobutu n’avait pratiquement aucune chance de rester au pouvoir. Son armée était en ruine et l’avancée des rebelles de Kabila n’était freinée que par le climat et le manque de routes. Le 15 mars 1997, les rebelles s’emparèrent de Kisangani, le 5 avril de Mbuji-Mayi (la capitale du diamant du pays), et le 9 avril de Lubumbashi, où ils installèrent leur quartier général. Alors que les rebelles avançaient vers Kinshasa, la communauté internationale a tenté de négocier un règlement. Cependant, l’AFDL n’a pas pris au sérieux la perspective de négociations, même si elle y a participé pour éviter les critiques internationales. Les troupes gouvernementales n’ont même pas réussi à organiser la défense de la capitale : en mai, les rebelles étaient déjà aux portes de Kinshasa. Le 16 mai 1997, une armée multinationale dirigée par Kabila entre à Kinshasa. Mobutu s’est enfui au Maroc, où il est décédé le 7 septembre 1997.

Le 17 mai, Kabila s’est déclaré président et a rebaptisé le Zaïre République démocratique du Congo.

Conséquences

Kabila en est également venu à être considéré par beaucoup des congolais comme une marionnette des régimes étrangers qui l’ont porté au pouvoir. Pour contrer cette image et accroître le soutien national, il a commencé à s’opposer à ses anciens alliés. Cela a conduit à l’expulsion de toutes les troupes étrangères de la République démocratique du Congo le 26 juillet 1998, mais a retourné les voisins de la République démocratique du Congo une fois encore contre le Congo, qu’ils voulaient dominaient. Ainsi, le août 1998, une nouvelle guerre a éclatée, la Deuxième Guerre du Congo.

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