Peuple Trahi : Demain, quand la révolution a commencée

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L’absurde vie (individuelle et collective) à la congolaise

La santé de la nation est mauvaise, frappée d’anémie et de torpeur. La misère se développe et s’étend, l’inquiétude gagne les esprits, les dangers que court le pays apparaissent persistent, seuls de promesses sont nouvelles. Les mêmes hommes s’en jouent, s’enrichissent indéfiniment. Personne ne dit au peuple que le pays est vendu, trahi. Tous par contre, parlent de changement qui arrive sans arriver. Il n’y a pas de perspectives existentielles en République Démocratique du Congo.

Cet état morbide est le résultat de disputes fratricides qui, en se prolongeant, ont fini par déterminer faire ce destin tragique.

L’échec de Toute une classe politique

La politique, écrivait Bossuet, est l’art de rendre la vie commode et les peuples heureux. Voilà une admirable définition. Ce devrait être l’ambition des leaders de ne désirer le pouvoir que pour la réaliser pleinement. Du moins pourraient-ils s’efforcer de ne point rendre, ceux Congolais, la vie insupportable.

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En effet, les difficultés, les préoccupations, l’incertitude du lendemain, la nécessité qui s’impose, à chaque jour et à chaque heure, de prévoir l’obstacle et de s’en rendre maitre, c’est la loi de la vie. Il n’y pas de femmes ni d’hommes ici bas, qui puissent, si ils la transgresse, se flatter de ne point décroitre, frappé de déclin, d’un avenir grevé d’une lourde hypothèque. Tout le long du chemin, nous nous heurtons à des barrières qu’il faut renverser, à des forces ennemies dont il faut briser la résistance. Et notre vie, individuelle comme celle nationale, n’a pas de valeur, d’utilité et de fécondité que dans la mesure où nous savons lutter contre ces forces du mal.

Si donc nous voulons juger de l’État de la RDC à la fin de cette décennie, la question que nous poserons ne sera pas de savoir si elle a coulé des jours faciles, mais si, dans les jours difficiles, elle a témoigné d’un tempérament suffisamment robuste et d’un heureux équilibre moral. Aujourd’hui, on peut, je crois, répondre hardiment par la négative.

A la fin, faudra tout casser, tout déconstruire pour reconstruire

Si à l’heure où nous sommes et quelles que puissent être, dans le détail, les doléances et les récriminations des partie, une union sympathique et cordiale, s’affirme en apparence entre le peuple et son gouvernement, il y a au fond un sentiment de fatigue, de déception. Et c’est là, si je ne me trompe, un symptôme de plus de cette stabilité trompeuse qui caractérise présentement l’état de la Patrie, ne fait que retarder une inévitable cassure..

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Envers le nouveau gouvernement dit de l’Union Sacrée, il y a dans l’optimisme malsain, quelque chose de corrupteur. Nous gouvernants se flattent d’avoir endormi la démocratie congolaise. Ils se croient tout permit et croient tout possible. Avides d’argent, ils dépassent en servilisme les exemples, nombreux pourtant, que nous a laissé l’histoire. En fait d’arbitraire, de fantaisie, d’injustice, on ne se saurait rien rêver de plus complet que ce que nous voyons en ce moment. Le peuple le sais, et les splendeurs du décor des batailles politiques qui ne suffiront plus à masquer à la nation congolaise la notion de sa dignité et le sentiment de la justice.

L’erreur de la bourgeoisie congolaise a toujours été la même, depuis qu’elle opprime ce malheureux pays. Abusant de l’esprit gouvernable, peut-être excessif, dont est doué ce peuple d’honnêtes gens et de travailleurs, elle exploite, elle frappe, elle pille, elle vole, elle assassine parfois.

A une heure donnée, heure inévitable, bien qu’on ne la connaisse pas d’avance, le réveil se produira en RDC. Le peuple en a le sentiment, même si peu encore en ont une représentation claire des conditions préalables. C’est alors que d’un coup d’épaule, le peuple, ce robuste ouvrier, jette à terre ou plutôt à l’égout, ses maitres infâmes, lesquels, tout meurtris, se mettent alors à panser leurs blessures en murmurant: ‘’décidément, cette nation congolaise est ingouvernable’’. C’est ainsi que les choses doivent de passer de plus en plus.

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Ne pas être disposés à des actes de violences qui feraient, sans doute, assez bien les affaires de nos gouvernants, ne veut pas dire que les congolais se soient résolus à subir éternellement et à faire subir à leurs enfants le joug de la plus criminelle et la plus ignominieuse insignifiance existentielle.

Notre peuple peuple finira par se résoudre à la solution finale.

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