Génocides cachés : pouvoir, savoir, mémoire | Présentation du livre

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Pourquoi certains génocides sont-ils mis en évidence alors que d’autres sont ignorés, cachés ou niés ? Hidden Genocides est une contribution significative en termes de récits descriptifs et d’interprétations au sous-domaine émergent des études critiques sur les génocides |  Hinton, Alexander Laban., Thomas LaPointe, and Douglas Irvin-Erickson. Hidden Genocides : Power, Knowledge, Memory. New Brunswick, New Jersey: Rutgers University Press, 2014.


À propos de ce livre

Hidden Genocides est un volume édité qui comprend 11 essais stimulants nous poussant de nous demander pourquoi les universitaires et d’autres consacrent beaucoup de temps et d’attention à l’étude de certains génocides, tels que l’Holocauste ou la décimation des Arméniens ottomans ; prêter attention à d’autres cas de génocide, comme le Kosovo ou les Kurdes ; et ignorent pratiquement certains génocides, tels que les massacres en République démocratique du Congo (RDC). Les génocides couverts dans ce livre sont cachés ou négligés à des degrés divers. Alors que les génocides des peuples autochtones dans les sociétés coloniales ne sont pas largement discutés en dehors des cercles universitaires, le sort des peuples autochtones figure en bonne place dans ce livre et dans de nombreuses discussions récentes sur le génocide. D’autres groupes de victimes inclus dans le livre, tels que les Assyriens et les Grecs ottomans et les Circassiens du Caucase, sont plus précisément définis comme cachés ou négligés. Les analyses des questions complexes soulevées dans de nombreuses études de cas de ce volume offrent un aperçu de la «construction» académique des génocides et des controverses en cours dans le domaine controversé des études sur les génocides.

Ce livre commence par une problématisation intéressante : pourquoi certains génocides deviennent-ils importants dans la recherche universitaire, la sensibilisation du public et la reconnaissance politique, alors que d’autres ne le sont pas ? S’agit-il d’une question de pouvoir faisant savoir dans la conscience publique (c’est-à-dire politique), ou est-ce que des universitaires neutres qualifient certains événements de génocide en raison de leurs caractéristiques spécifiques (c’est-à-dire académiques) ? Les éditeurs ont rassemblé une gamme variée de chapitres qui traitent tous de ces questions pour des cas, des pays et des régions particuliers, et tous offrent des réponses différentes. En raison du thème commun sous-jacent à chaque chapitre, le livre ne souffre pas de l’incohérence vexant de nombreux volumes édités.

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Pour la partie sur la République Démocratique du Congo donc, Adam Jones démêle l’éventail des épisodes violents dans la région des Grands Lacs, où le génocide rwandais de 1994 est devenu canonique, au détriment d’autres violences similaires. Il a raison de dire que la recherche comparative peut décontextualiser un génocide de son environnement plus large de violence politique de masse, et met en garde contre la mise entre parenthèses du génocide rwandais de a) la préhistoire de la violence multidirectionnelle au Rwanda ou b) les génocides dans les pays voisins comme le Zaïre/RDC ou le Burundi. Jeter sa prudence au vent peut nous faire perdre la trace des connexions, de la continuité et des retombées. Ce livre est une contribution utile au domaine, qui a connu sa part de guerres civiles, alors que la rhétorique au vitriol a été lancée, les associations universitaires ont été scindées et les revues ont été dissoutes au milieu d’une acrimonie extrême. Il élargit considérablement la portée de la discussion sur la politique des études sur le génocide, à la fois thématiquement et, bien sûr, géographiquement.

Contributors: Daniel Feierstein, Donna-Lee Frieze, Krista Hegburg, Alexander Laban Hinton, Adam Jones, A. Dirk Moses, Chris M. Nunpa, Walter Richmond, Hannibal Travis, and Elisa von Joeden-Forgey

Informations sur les auteurs

ALEXANDER LABAN HINTON est directeur du Centre pour l’étude du génocide et des droits de l’homme et professeur d’anthropologie et d’affaires mondiales à l’Université Rutgers de Newark. Il est l’auteur du livre primé Why Did They Kill?: Cambodia in the Shadow of Genocide et de six recueils édités.

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THOMAS LA POINTE est membre du Centre pour la paix, la justice et la réconciliation et professeur adjoint de littérature et de composition au Bergen Community College. Il a enseigné à l’Université d’études internationales de Shanghai, en Chine, et a été journaliste à l’Institut d’études d’Amérique centrale, au Costa Rica.

DOUGLAS IRVIN-ERICKSON est affilié au Center for the Study of Genocide, Conflict Resolution, and Human Rights de la Rutgers University, Newark.

Commentaires

Hidden Genocides est un projecteur savant pénétrant éclairant un paysage important et auparavant obscurci.” — Frank Chalk, Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne, Université Concordia.

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“En problématisant, à la fois théoriquement et empiriquement, le canon des études sur le génocide, cette collection apporte une contribution importante à un domaine sous-développé”. — Jens Meierhenrich, London School of Economics and Political Science.

“Hidden Genocides est une collection opportune d’essais critiques qui engage efficacement les chercheurs à repenser la façon dont nous conceptualisons, abordons et enseignons les études sur le génocide. Une lecture incontournable pour un large éventail de chercheurs”. — Journal de recherche anthropologique.

“Hinton, La Pointe et Irvin-Erickson offrent un prisme utile à travers lequel examiner et peser les récits conventionnels du génocide. Il révèle les dissimulations et rend l’invisible visible.” — Études et prévention du génocide.

“La collection Hidden Genocides est un guide essentiel des dernières bourses d’études sur les génocides d’un point de vue international et comparatif.” – Journal politique de l’Institut hellénique américain.

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