Cancer de la Prostate : chez les noirs il faut un dépistage beaucoup plus précoce

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Un plus grand nombre de tests d’antigène spécifique de la prostate (PSA) chez les jeunes hommes afro-américains (40-55 ans) pourrait-il être une clé pour réduire leurs taux de mortalité relativement élevés dus au cancer de la prostate par rapport aux hommes blancs du même âge? Oui, selon une nouvelle recherche observationnelle, qui indique qu’une intensité accrue du dépistage du PSA est associée à une diminution du risque de maladie mortelle chez les patients afro-américains plus jeunes.

Une nouvelle étude américaine, d’une grande cohorte d’hommes noirs âgés de 40 à 55 ans, a été présentée lors d’un point de presse la semaine dernière avant la réunion annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO). La réunion se tiendra pratiquement du 4 au 8 juin pour la deuxième année consécutive.

Cette nouvelle recherche observationnelle ne peut pas dire définitivement oui ou non, mais elle indique qu’une intensité accrue du dépistage du PSA était associée à une diminution du risque de maladie mortelle. Plus précisément, cette intensité accrue était liée à la fois à une diminution du risque de métastases au moment du diagnostic et à une diminution de la mortalité liée au cancer de la prostate, rapportent des chercheurs dirigés par Edmund M. Qiao, étudiant en médecine de quatrième année à l’Université de Californie à San Diego en La Jolla.

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Les nouvelles découvertes, qui seront présentées lors de la session plénière de la réunion le 6 juin, sont particulièrement importantes car les hommes noirs sont peu représentés dans les études de dépistage du PSA sur lesquelles sont basées des lignes directrices de dépistage du cancer de la prostate fondées sur des preuves, a commenté Qiao.

Des Résultats très Significatifs

Dans cette nouvelle étude, le dépistage global du PSA dans la cohorte était en moyenne de 1,9 tests. En termes de stratification, le dépistage de PSA élevé consistait en une moyenne de 3 tests (soit 61% de la cohorte). Le dépistage à faible PSA consistait en une moyenne de 0,5 tests (10,6% de la cohorte). Le groupe à faible fréquence de dépistage – par rapport au groupe élevé – était plus susceptible d’avoir, au moment du diagnostic, un score de Gleason ≥8 (18,6% vs 14,4%) ainsi qu’une maladie métastatique (3,7% vs 1,4%).

Dans l’ensemble, une augmentation de l’intensité du dépistage du PSA était associée à une réduction d’environ 40% du risque relatif de maladie métastatique au moment du diagnostic et d’environ 25% du risque relatif de décès par cancer de la prostate.

Une portée médicale très importante

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La nouvelle étude fait une déclaration très forte pour discuter du dépistage à un plus jeune âge et pourrait donc changer les directives de dépistage du PSA pour les hommes noirs, en particulier pour ceux de moins de 55 ans qui n’ont été inclus dans aucune des études sur lesquelles les recommandations classiques de dépistage du PSA sont basées. Selon cette étude, l’âge recommandé le plus tôt pour commencer la discussion sur le dépistage du PSA est de 40 ans, contre 55 ans classiquement.

Sources : ‘Very Strong Statement’ to Discuss PSA Screens With Younger AAs – Medscape – May 19, 2021.

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