Une infertilité mondiale d’ici 25 ans? Ce n’est pas exclu

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Certains emballages alimentaires contiennent des produits chimiques polluants et dangereux pour la santé et si nous n’arrêtons pas de consommer phtalates, BPA ou Teflon, l’humanité pourrait ne plus assurer sa survie d’ici 2045 alerte le Dr Shanna Swan, une professeure de médecine environnementale à New York.

Une comparaison très parlante

En en 2017 dans Human Reprodution, le Dr Shanna Swan avait publié une étude qui alarmant sur le taux de fécondité des hommes et montrait déjà qu’en 40 ans, le nombre de spermatozoïdes des hommes occidentaux aurait chuté de plus de 50%.

Car en 1973, un homme possédait environ 99 millions de spermatozoïdes par ml de sperme. En 2011, ce taux n’était plus que de 47.1 millions ! Soit une baisse de 53,4% chez des hommes vivant dans des pays occidentaux (Australie, Europe, Amérique du Nord). « Le nombre de spermatozoïdes chez les hommes a diminué de plus de moitié au cours des 40 dernières années » précise The Guardian. De plus, dans un livre récemment publié, Count Down, elle explique que cette baisse hallucinante de la capacité à procréer ne serait pas juste un choix de vie ! Dire que les gens n’ont plus d’enfants parce qu’ils l’ont choisi n’est pas, selon elle, la seule raison. Pour elle, la cause est chimique explique le site The Guardian !

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Selon Shanna Swan, cette diminution s’expliquerait en partie par l’interférence des hormones sexuelles avec les produits chimiques.  Elle pointe du doigt les phtalates, utilisés pour rendre le plastique plus souple. Et elle explique que ces phtalates font baisser la testostérone et donc diminuent le nombre de spermatozoïdes. Réduisant par la même occasion, la fertilité masculine. Et chez les femmes, ces phtalates provoqueraient une puberté précoce, des insuffisances ovariennes, des fausses couches ou des naissances prématurées.

Ils sont partout : Papiers entourant frites, burgers ou pizzas…

Ces produits chimiques détournant les hormones (perturbateurs endocriniens), qui comprennent les phtalates, le bisphénol A et les retardateurs de flamme, entre autres, sont devenus omniprésents dans la vie moderne … Et ils ont commencé à être produits en nombre croissant après 1950, lorsque le nombre de spermatozoïdes et la fertilité ont commencé leur déclin . En plus, la présence de ces produits chimiques dans les papiers entourant les frites, les burgers ou encore les pizzas, en très grandes quantités et pour une utilisation de quelques minutes seulement, créée de nombreux déchets contenant ces substances préoccupantes, polluant l’environnement et s’accumulant tout au long de la chaîne alimentaire. Les perfluorés les plus dangereux peuvent notamment provoquer des cancers.

Les propositions

Swan prévoit donc que le monde sera infertile en 2045 mais elle propose également quelques pistes pour changer la donne ! «Les problèmes de reproduction ne peuvent pas durer plus longtemps sans menacer la survie humaine», explique Swan dans Count Down. Outre le fait que l’industrie chimique développe enfin de nouveaux produits non hormonaux à usage domestique. Elle estime que ne pas introduire de téflon, de BPA ou de phtalates dans l’alimentation des personnes en âge de procréer pourrait largement réduire le risque d’infertilité !

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Pour aller plus loin, lire l’article du Dr Swan sur: https://www.scientificamerican.com

Joseph Baraka.

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