Le Ministère de la Santé et DNDi lancent un projet de lutte la maladie du sommeil

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Le Ministère de la Santé et DNDi lancent un projet destiné à faciliter l’accès aux nouveaux traitements contre la maladie du sommeil. Financé par la Banque Mondiale, le projet a pour objectif l’élimination de cette maladie.

Un ambitieux programme de renforcement des capacités de diagnostic et de sensibilisation des communautés, destiné à faciliter l’accès aux médicaments et à éliminer la trypanosomiase humaine africaine (THA ou maladie du sommeil) en République Démocratique du Congo (RDC), a été approuvé par le Projet de Développement du Système de Santé (PDSS) du Ministère de la Santé. Ce projet sera mis en œuvre par l’ONG de recherche médicale suisse DNDi (initiative Médicaments contre les maladies négligées) en étroite collaboration avec le Programme National de Lutte contre la THA (PNLTHA). D’un montant, de 2,5 millions de dollars (4,9 milliards de francs congolais), il sera financé par la Banque Mondiale par l’intermédiaire du PDSS. Le projet a été officiellement lancé ce mardi à Kinshasa par le Dr Cleophas If Malaba, Secrétaire Général à l’intérim à la santé, en présence de M. Chirac Bulanga Milemba, chef du bureau pays de DNDi en RDC, du Dr Dominique Baabo Kubuya, coordinateur du PDSS, ainsi que de plusieurs autres partenaires de la lutte contre la maladie du sommeil en RDC.

Le tout premier traitement oral contre la maladie du sommeil, le fexinidazole – un médicament efficace, facile à administrer et bien toléré – a reçu une autorisation de mise sur le marché en RDC en décembre 2018, après des essais cliniques menés par DNDi et ses partenaires. « Des avancées considérables ont été obtenues ces dernières années dans la lutte contre la trypanosomiase humaine africaine. Mais beaucoup reste à faire. Un nouveau médicament, même révolutionnaire, ne sert à rien si les gens ne viennent pas se faire dépister », a souligné M. Chirac Bulanga Milemba. « Ce projet permettra donc d’améliorer l’accès aux outils de dépistage et de soins pour les communautés les plus affectées par cette maladie mortelle. C’est un pas essentiel en direction de l’élimination complète de la maladie du sommeil en RDC.»

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La THA est généralement fatale en l’absence de traitement. Près de 8,5 millions de personnes en Afrique subsaharienne sont exposées à un risque modéré à très élevé d’infection. La RDC concentre la majorité des cas, avec près de 85% des cas notifiés. Le projet durera 16 mois. Il facilitera l’accès des patients aux médicaments en renforçant les capacités de diagnostic de 14 zones de santé dans six provinces : Kwilu, Maï-Ndombe, Kasaï Oriental, Kasaï, Kasaï Central et Lomami.

«Un vaste travail de sensibilisation auprès des communautés locales sera aussi réalisé afin de mieux faire connaître les dangers que représente la maladie du sommeil, et de les informer de l’existence du nouveau traitement fexinidazole, qui est disponible gratuitement dans le système de santé des régions affectées», a précisé le Dr Dominique Baabo Kubuya, coordinateur du PDSS. Dans son allocution prononcée lors du lancement du projet, le Secrétaire Général à l’intérim à la santé Dr Cleophas If Malaba a souligné la détermination du Ministère de la Santé à améliorer le système de santé du pays et a rappelé que c’était l’une des priorités du gouvernement.

DNDi collaborera avec le Ministère de la Santé à travers le PNLTHA, les autorités sanitaires provinciales, l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) et divers partenaires dont l’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT), afin de renforcer les capacités du système local de santé en matière de lutte contre la THA ; renforcer l’engagement communautaire dans la surveillance et le contrôle de la THA ; et diffuser les connaissances liées aux activités du programme THA. Plus de 400 agents de santé bénéficieront de formations au dépistage et à la gestion des cas. 80% de la population ciblée dans les 14 zones de santé aura accès à un test de THA effectué à moins de 5km de leur domicile. L’objectif est de tripler la proportion de patients (de 15 à 45%) qui se rendent d’eux-mêmes dans une structure de santé pour un dépistage.

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Le projet sera mis en œuvre du 15 août 2020 au 15 décembre 2021.

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