Nos malheurs, leurs causes et leurs remèdes (7/7) : La guerre Sang % minérale ou le Congo au cœur des enjeux du monde

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Cet éditorial, septième de la série ‘Nos malheurs, leurs causes et leurs remèdes’, analyse le problème de la guerre en République Démocratique du Congo (RDC). Il soutient que ni l’ethnicité, ni la lutte pour les terres ne sont la cause primordiale du conflit qui ravage l’Est de la RDC et défend que les loyautés culturelles sont manipulées comme instruments de mobilisation, alors que les troupes mobilisées sont utilisées pour réaliser des objectifs économiques. Nous finissons en rappelant que sans la justice, sans des sanctions, sans une armée dissuasive,  le spectre de la violence et d’une autre génération d’enfants perdus dans les ravages de la maladie, de l’esclavage et de la guerre plane sur l’avenir de la République Démocratique du Congo.


Introduction : un récit glaçant

La guerre est la pire calamité qui puisse fondre sur des peules. C’est le signe de la barbarie et la négation du progrès humain. En témoigne, l’effroyable drame des atrocités à l’Est de la République Démocratique du Congo depuis 1996, qui ne donne point l’envie de plaisanter. Des rapports existent, et ne sont que des ébauches superficielles qui, en quelques traits, illustrent toutes les atrocités de cette guerre, toute la lâcheté des plus forts. Pour reconstituer le secret des armes des bourreaux, des machettes utilisées, pour décrire cet enfer et voir ce qui s’y passe d’horreur indescriptible, il faudrait être une muse hantée ! En fait, des sinistres faits tombent tous les jours sur des vies  en République Démocratique du Congo et offrent toujours, depuis plus de deux décennies, une mort brutale, lente et dégradante.

Disons, à la limite de nos capacités que cela vous serre le cœur de douleur, vous emplit l’esprit de lugubres hantises, en même temps que les cheveux se dressent sur la tête rien qu’à la pensée d’une pelletée des corps que l’on a enseveli ou pas hier, que l’on ensevelit en ce moment même ici et là, et qu’on ensevelira demain. A la pensée des infortunés pleurant qui ne reverrons jamais les leurs et de ceux qui ne retrouverons même pas leurs cadavres. Vous vous évanouissez, tant que vous n’êtes pas encore un Zombie (les zombies, il y en a plein chez nous, ils s’en foutent eux s’ils ne sont pas complices de l’étranger, ces politiciens). Et comme si ces catastrophes contées ne suffisent pas, penser aux enfants assis sur les corps de leurs mères violées, éventrées ou décapitées, et aux décombres auxquels se mêlent des débris humains et d’où s’exhale encore la puanteur des cadavres non ensevelis, glace le rire du plus sadique dirigeant à Kinshasa, c’est-à-dire du plus insensible des congolais.

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Certains autres crimes, les mots ne peuvent les représenter et les images le font au minimum. C’est dire que l’esprit, en présence de pareilles cruautés, reste interdit, et se demande avec effroi qu’a fait donc ce peuple qui souffre un tel carnage, un tel supplice, un tel sadisme, et subit l’infamie ultime où l’on sacrifie tout ce que le Congo a de jeunesse, d’intelligence, de force, tout ce qui personnifie l’avenir, les sciences, les arts, le progrès puisque de nouvelles générations entières d’enfants grandissent sans nourriture, eau et vêtements appropriés, sans éducation décente ni accès à des emplois. La raison demeure confondue devant une semblable hideur.

Pourtant, c’est pas tout. Car les quelques autres faits plongent dans d’affolantes hallucinations, et ouvrent sur la cruauté humaine des terrifiants horizons, de terrifiantes visions hantent alors vos nuits, vous troublent plus qu’un cauchemar et vous apparaissent comme la réalisation de quelque acharnée diablerie. En effet, cet enfer, cette situation est particulièrement mauvaise pour les femmes : celles-ci ont été et sont encore retrouvées organes génitaux mutilés ou déchiquetés à coups des machettes; avec des couteaux, des baïonnettes ou des lames de rasoir. Pour certaines, en plus, les lambeaux de leurs chairs sont détachées et leurs membres sont amputés. Et ces viols et autres crimes contre les femmes et les filles ont été utilisés à la fois comme arme de guerre et dans le cadre d’attaques plus générales, contre des femmes retrouvées dans les champs, dans les forêts, le long des routes ou dans leurs maisons, qu’elles soient jeunes de cinq ans ou âgées de soixante-dix ans.

Le plus humiliant dans tout cela, est qu’on a appelé appeler cyniquement cela guerre, on a appelé rébellion et guerre le fait de fusiller d’honnêtes gens coupables d’être congolais, le fait de violer les femmes, de tuer les enfants à la mamelle, d’amasser en troupeaux des êtres humains et froidement de les pousser à errer exposés aux épidémies contagieuses et d’ainsi semer consciemment la mort, d’exterminer un peuple ! Mais, est-ce conventionnelle d’une guerre de bruler les fermes, d’incendier les forêts, de faire naitre des maladies, et d’égorger les troupeaux produire la famine ? Ce n’est pas la guerre ça, c’est l’ultime infamie.

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Et s’il ne reste au pays que le calme et l’apathie outrecuidants du peuple supportant avec désinvolture les conséquences de cette infamie dues aux malheureuses richesses qui devraient servir à la félicité de la nation et qui sont un élément de sa condamnation, il est tout même important de relever le grand cri de la conscience nationale, du Congo qui pleure et dont des revirements de douleur parfois s’échappent de sa poitrine oppressée par la misère pour pousser la grande voix des cœurs déchirés par l’angoisse et la destruction du sens de la vie : Vengeance ou Justice !

Par ailleurs, depuis l’avènement de la guerre, aucun véritable ordre civil n’a été maintenu; en plus de la mort subite due aux combats, il y a eu une réduction progressive de l’espérance de vie à mesure que les infrastructures de santé et autres se sont effondrées. Les familles dans les zones contrôlées par les rebelles et le gouvernement ont peu ou pas d’accès aux services de santé ou sociaux. Le tissu social et la situation économique du peuple congolais ont été détruits, sauf pour ceux qui se sont enrichis ou le font encore par la corruption, le crime et le pillage. Ainsi, de cette hideur, et par la suite comme ses conséquences, dans l’arrière pays, il n’existe presque pas d’écoles ni d’hôpitaux au sens propre et dans ceux de survie qui existent, les patients sont allongés sur des cadres de lit sans matelas, sans soins basiques. L’assainissement n’existe plus, et de nombreuses maladies évitables sont le quotidien des populations, notamment la tuberculose, la typhoïde, la diarrhée, le choléra, et le paludisme, … et se propagent dans des conditions insalubres. Résultat : Plus de dix millions des vies fauchées depuis 1996.

Et le monde a vu tout cela, le voit et entend ce qui se passe en RDC, est impassible et assiste indifférent au massacre : à peine de-ci, de-là la clameur indignée d’une âme. Pas une manifestation de pitié, pas la moindre vigoureuse protestation d’un État. Seuls des gesticulations et des regrets hypocrites et des larmes de crocodiles pour accompagner les tristes cercueils et les décombres encore fumants qui gardent, dans leur chaos, le secret des millions des morts inconnus !

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Les médias internationaux, sûrement gênés par la complexité du conflit, parce qu’en parler exige de revenir aux sources et donc de parler de leur responsabilité, parce cet état des choses est moins couteux et à leur bénéficie, et parce que leurs alliés, le Rwanda en tête doivent encore être amadoués, ne ferons jamais échos à ce drame. De même, lâches et impliqués aussi pour certains, scélérats, et forts uniquement en paroles, nos gouvernants sont des eunuques dans l’action. Si certains ne sont pas coupables, tous au moins bernent le peuple et ont la bouche pleine d’amour envers ce martyr mais n’osent même point s’unir contre les commanditaires internes et leurs alliés étrangers. Partout la veulerie, partout la couardise, partout l’idolâtrie mensongère au droit, à la justice et au droit à la vie (droits de l’homme).

Mais, comment en est-on arrivé là?

L’analyse de l’actuel conflit armé à l’Est de la RDC ne peut être déconnectée du long processus de désintégration politique de ce pays, référence faite à un contexte particulier, à savoir «l’extrême faiblesse de l’État zaïrois». En effet, les lendemains de la confrontation Est-Ouest (Guerre froide) voient le monde s’enfoncer dans un tourbillon des conflits armés et des crises affectant tous les continents. Les dictatures africaines sont désinvesties par ceux qui les soutenaient sous la guerre froide. Le Zaïre de Mobutu ne savait plus générer une offre globale et crédible de sécurité couvrant la protection des citoyens et la défense de l’intégrité territoriale.

Cet indice reflétait la faiblesse de la machine coercitive de l’État ainsi que sa crise de légitimité. En même temps, la déliquescence de l’État zaïrois a produit, par manque de mécanismes liant ses citoyens à l’ordre social, des milliers de jeunes marginalisés, avec un faible support social et un très pauvre arrière-plan d’éducation et pour qui la guerre devint un choix leur permettant d’avoir un emploi rémunérateur. Dans cette perspective le Zaïre était devenu très fragile et propice aux opérations conflictuelles. Profitant de cette fragilité, les occidentaux, les États-Unis en tête, via le Rwanda et l’Ouganda, vont faire imploser le pays, pour mieux et à vil prix contrôler ses richesses.

C’est ainsi que le vide de l’État zaïrois a été capitalisé par les régimes voisins instigateurs de l’agression du Congo puis des rébellions et milices congolaises. Kigali et Kampala ont saisi cette aubaine pour occuper militairement et exploiter la riche région de l’Est de la RDC qui leur est transfrontalière. La société ayant implosé, il n’y a plus eu par la suite besoin d’intervenir directement. Car toutes ces dynamiques ont eu pour effet d’éroder le tissu politique, social et économique, excluant les générations plus jeunes qui, dans le premier temps, optèrent pour la migration temporaire vers les centres miniers avant de trouver de nouvelles formes d’intégration dans des milices de base.

Celles-ci misent sur l’usage de la violence dans leurs stratégies de réorganisation de la sphère sociale et économique pour maîtriser la mobilité à l’intérieur et entre les différents espaces sous leur contrôle.  En vue de juguler la présence ougando-rwandaise sur le sol congolais, Kinshasa a, à son tour, axé son action armée sur la dynamique milicienne locale. Par ce fait, il a monté la stratégie de parrainage de certaines milices locales à même de déstabiliser les troupes d’agression. On a alors observé ainsi l’articulation des dynamiques locales, nationales avec celles étrangères dans l’enlisement des conflits armés et dans le processus de criminalisation de l’État congolais à l’Est du pays.

Ces guerres ont alors été, de toute évidence, alimentées par les régimes de Kampala, de Kigali et de Kinshasa par acteurs congolais (milices locales, rébellions) et milices étrangères interposés. L’État congolais, avec cette stratégie d’appui à la militarisation milicienne active a alors été lui-même acteur de sa propre désintégration. Cette réalité coïncide avec la théorie des «États sponsors et des États parrains» défendue par P. Marchesin dans la criminalisation de l’État en Afrique noire. On a qu’à comprendre comment les milices armées locales dans leur interaction avec les dynamiques exogènes ont acquis une certaine maturité guerrière en développant des stratégies de monopolisation de la violence dans les zones sous leur contrôle.

Ce chevauchement illustre également la perméabilité des frontières entre le politique et l’économique, entre le formel et le criminel. Les activités illégales ont donc prospéré grâce aux divers appuis étatiques ou sociaux relationnels transfrontaliers dont bénéficient les réseaux criminels, marchands d’armes et de minerais. Cette situation mérite attention au regard de la complexité des enjeux du terrain, de la diversité d’acteurs, de leurs mécanismes de transformation et de mobilisation sociale ainsi que des liens entretenus avec leur environnement local et extranational.

Ainsi, la guerre en RDC a conduit : 1) Au deuxième carnage pendant plus de 20 ans, dans le plus grand silence et l’hypocrisie de la communauté internationale, carnage où vont périr et continuent à périr au moins dix millions des congolais ; 2) A la destruction de l’armée nationale qui devint un conglomérats des rebelles, des mercenaires étrangers et des congolais ; 3) Au pillage systématique des richesses du pays par des multinationales via des pays voisins et des guerres d’abord d’agression puis par procuration à des milices sous prétexte de guerres civiles ; 4) A l’institutionnalisation de la corruption en mode de gouvernance ; 5) A l’instrumentalisation des ethnies par des politiciens majoritairement chefs des guerres et affairistes renforçant la destruction du tissu social, 6) Au renforcement de l’État fantôme/mafia; 7) A l’augmentation de la vulnérabilité de la population aux chocs exogènes.

Mais alors que faire ?

D’abord le Te Deum national, puis l’organisation de notre peuple pour la résilience, la résistance, la dissuasion, la Justice et l’unité autour des leaders qui lui disent la vérité.

Une vérité pas bonne à dire : la guerre est sang % minérale

Le discours sur la guerre en République Démocratique du Congo est aujourd’hui complètement dominé par l’idée que les haines inter-ethniques et la lutte pour les terres sont les causes essentielles des troubles et massacres que subit le peuple congolais. Lisant tant tôt le présent de façon isolée de l’histoire, tant tôt l’histoire de façon isolée des visées économiques, ceux qui décrivent aujourd’hui sur cette guerre réussissent ainsi à faire croire que la RDC est meurtrie du fait de sa grandeur, de sa diversité, de la faute de sa population, de sa faute. La vérité est pourtant connue depuis le début même de la guerre.

En réalité, si l’analyse de la guerre à l’Est de la RDC ne peut être déconnectée du long processus de désintégration politique et à l’extrême faiblesse de l’État congolais, lui-même prédateur ; une étude de la logique de cette guerre depuis 1998 montre une relation étroite entre l’expression de ces griefs et les intérêts économiques derrières (à savoir ici le pillage des mines de Coltan, de diamant, d’or, de lithium et autres ressources naturelles, cause de fond des conflits et massacres). Or, il est aujourd’hui établit que certains groupes, nations et multinationales bénéficient de ces minerais à vil prix, lisez au prix de millions des vies congolaises. Ces groupes ont donc un certain intérêt à l’initier et à le maintenir, et les deux dernières décennies l’ont prouvé suffisamment. Il est donc temps de rétablir la vérité : Ni l’ethnicité, ni la lutte pour les terres ne sont la cause primordiale du conflit qui ravage l’Est de la RDC.

Par contre, sur fond de la faiblesse extrême de l’État congolais, les loyautés culturelles sont manipulées comme instruments de mobilisation, alors que les troupes mobilisées par les étrangers en grande partie car faites de leurs propres rejetons, sont utilisées pour réaliser des objectifs économiques.  La guerre actuelle est donc la même que celle de 1998, sous un autre visage, comme le résuma Emizet F. Kisangani : “le conflit congolais a créé une nouvelle idée de prédation dans laquelle piller les ressources d’un voisin sans tenter de le conquérir a été jugée acceptable par la communauté internationale”.

C’est ainsi que continue la boucherie, nécessaire au trouble dans lequel le pillage est facilité. Cette vérité fait donc cruellement ressortir de nos consciences la réalité d’un des cotés les plus étranges de la nature humaine, qui est la vraie raison de cette destruction de notre pays, et qui peut se résumer dans une tétralogie qui signifie ici la même chose : Vanité – Pouvoir – Minerais – Agent. Vanité des commanditaires politiciens ou hommes d’affaires civils et/ou miliaires à Kinshasa, vanité des tireurs des ficèles et instigateurs au Rwanda, en Ouganda, au Kenya,  en Israël, aux USA, en France, en Chine, en Inde, …; et vanité des multinationales, responsables directs et indirects.

Conjurer le plan de balkanisation

Le fait que Peter Pharm (alors directeur du Centre Afrique du Conseil de l’Atlantique), plaida en 2012 en faveur de la scission du pays et légitima les agissements de la milice M23 de Paul Kagame et son idée qu’il faut laisser le Congo imploser, fait penser au fait que certaines puissances en jeux qui ont travaillé en vain à la division du pays depuis des décennies, attendent et veulent pousser à la balkanisation du pays par le peuple congolais lui-même par l’hypnose collective conséquente aux traumatismes et par autosuggestion ! Véritables marabouts, ils comptent sur le fait que les crimes et l’échec de notre État nous feront croire que la RDC est vaincue.

Mais nous ne sommes pas dupes, nous savons que la RDC est en permanence trahie mais que jamais elle n’a été vaincue, et nous avons encore des fils et des filles qui choisissent chaque jour de renverser les dernières barrières entre les congolais pour soulever toute la nation dans un sentiment unanime d’immense fierté et de vie combattive. Savoir cela doit faire sauter le cœur dans la poitrine des jeunes générations et gronder leur sang dans les veines par soif de dignité, de justice et de fierté nationale. C’est ce remous d’un peuple et cette houle des bataillons qui doit être visée, ces coups de talon qui tâtent la terre natale pour la sentir vivante ! Au nom de la patrie mutilée la jeunesse doit faire alors défendre la souveraineté et l’unité  de la Mère Patrie, en faisant échec aux ennemis intérieurs et extérieurs.

Rendre justice

Et puisque sans la Justice, il n’y a pas de paix, il faut un tribunal sur les crimes en RDC, pour réunir et contrôler tous les faits pouvant constituer des violations du droit à la vie, commises à l’encontre des personnes durant l’agression et la prédation ennemie : atteintes à la liberté individuelle et à la dignité humaine, détention arbitraire, déportation, travail forcé, actes de cruauté et de barbarie de toute nature (tortures, viols, meurtres ou assassinats perpétrés par les autorités d’occupation ou sur leurs ordres). Car enfin, un jour, ils doivent payer, les coupables d’hier et d’aujourd’hui, morts ou vivants, ceux connus au pouvoir, étranger ou infiltrés, traitres nationaux ou cupides capitalistes.

Et jamais nous ne devons accepter, que pour des arguments de jurisprudence et par traîtrise comme on veut nous y conduire, les monstres, tous les monstres, ne soient pas châtiés. Pour y arriver, nous suggérons une combinaison des poursuites individuelles et de procès collectifs, en poursuivant individuellement ceux qui auront commis personnellement des crimes spécifiques, et en jugeant collectivement (et passible de mêmes châtiments) ceux qui ont participé de part leur fonction même à ces crimes. Ainsi tout militaire et tout politicien, ayant servi dans une rébellion nationale ou dans une milice étrangère ayant commis des crimes sur notre sol depuis 1996, seraient déclaré coupables, qu’ils aient été ou non jugés  responsables de mauvais traitements infligé à notre peuple.

Réformer l’armée et mobiliser le peuple

Tout en réformant l’armée, il faut mobiliser le peuple congolais pour la résistance, la résilience et la dissuasion. Il nous faut des armes et des munitions. L’histoire du Congo nous a en effet appris que la paix se mérite. Pendant toute l’histoire, ce nom de paix a été et est encore profané ! Politiques et milices entendent par là le silence des canons (qui d’ailleurs ne se sont jamais tus). Depuis 1998, ils ont voulu et veulent faire croire que la paix, ça se signe sur un bout de papier, un chiffon de chancellerie. C’est bien, une paix fainéante ça. Ces paix ne sont rien d’autres que la capitulation et ne permettent qu’aux mercenaires nationaux et étrangers de marcher victorieux et arrogants sur notre propre sol.

Pour nous, la vraie paix se signe et se grave dans le cœur d’un peuple uni et se traduit par une dissuasion concrète de l’armée. Car tout ce que l’on décida à Sun City, à Addis Abeba, à Nairobi, … connus et dans le secret, et qui fut parfois une abdication présentée comme une victoire, ne compte pas : les rançons promises, le partage du pouvoir décidé, etc. ne signifient rien si l’armée congolaise patriotique n’est pas réformée et rendue dissuasive. D’ailleurs c’est contradictoire car on ne nous aurait pas marché dessus si nous étions dissuasifs. Il faut mettre fin à la République des accords et aux mécanismes de partage des nos richesses le couteau au coup.

Conclusion

Il a peut être inutile de faire une constatation pénible comme nous l’avons faite, de s’apitoyer sur notre sort, de nous présenter comme les victimes de la vanité humaine, mais il n’est pas inutile de l’écrire pour rappeler pour toujours à la jeunesse que l’argent et le pouvoir exercent sur nos dirigeants et ceux du monde une invincible attraction et sont devenus à leurs yeux plus sacré que la vie. Qu’il n’est pas d’imaginations stupéfiantes et cocasses auxquelles ne se livrent ceux qui luttent aux dépens de nos vies pour grossir leur part du butin de l’or qui déborde dans ce pays béni. Que plus nos chefs des partis et notre gouvernement dégringolent dans l’ineptie et dégagent sur notre peuple des absurdités, plus nous souffrons et souffrirons si nous ne nous détachons pas de leur emprise pour réclamer le droit à la Vie. La RDC, a besoin d’idées et du sabre. Ne l’oublions jamais.

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