Il faut sauver le Congo: les partis politiques en RDC ou l’urgence du saut qualitatif

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Une profonde remise en cause du cadre et de l’action politique des partis en République Démocratique du Congo est plus qu’urgente. Il n’existe pas une seule définition du parti politique. Il faut historiciser les textes souvent cités (Burke, Constant, Guizot, Tocqueville… Marx) où l’accent est mis plus sur la doctrine ou sur le référent social général du parti que sur son organisation. De constantes opérations de catégorisation pour dire ce que les partis en général ou tel parti en particulier ne sont pas existent : État, Église, entreprise économique, mafia, groupe terroriste, club politique, groupe parlementaire, secte, syndicat, groupe d’intérêts, mouvement social, tea parties… qui parfois sont confondus avec les «vrais partis».

Caractéristiques des Partis Politiques Congolais

Les logiques personnalistes, ethniques et de prédateuré ont structuré une typologie singulière des partis dont la mission est non pas d’assurer la participation de la population dans le champ de l’État mais plutôt de représenter l’État auprès de la population par une fausse et ridicule culture démocratique. Les partis politiques tiennent uniquement leur point d’appui dans la société congolaise et ne sont l’expression ni des faits plus généraux, ni des principes psychologiques, ils ne représente que des éléments inhérents aux causes des personnalités qui les fondent. Voilà pourquoi ils peinent à se concilier ni pour la cause nationale, ni pour celle des valeurs (étant entendu qu’ils n’en ont pas). Voilà aussi pourquoi toute recrudescence de nationalité exclusive ne peut que diviser les partis, affaiblir le pays, et produire des résultats entièrement opposés au but qu’on veut atteindre.

Le chemin à parcourir

Convaincus qu’ils ne peuvent s’absorber l’un l’autre, parce qu’ils représentent chacun un élément nécessaire et éternel de la nature humaine, ils doivent graviter vers l’unité politique et sociale qui donnera satisfaction à tous les essors légitimes, ils doivent s’efforcer de remplir le programme de conciliation résumé en ceci qu’à partir de ce moment, tout doit consister uniquement, entre les hommes et femmes qui sont mêlés diversement à la marche de la nation, de bien définir les termes et de poser les conditions de l’avenir.

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Et notre peuple doit redoubler de vigilance et d’exigence à l’égard des chefs des partis politiques. En effet, il y manque à discuter et à délibérer sur les questions de fond, parce que toute délibération et toute discussion vraiment pertinente supposent une vérité logique dont les hommes réunis cherchent à s’approcher le plus possible par l’effort combiné des volontés et des opinions individuelles. Mais dans notre pays, le servilisme dans nos partis politiques a tué le sens même de la démocratie et nous a placé dans l’état d’abaissement dans lequel nous sommes parce qu’on n’y sait pas où ont veut amener le pays. L’absence de sens commun y a trouvé sa plus grande expression. Au lieu d’être des lieux de discussions des idées pour atteindre l’idéal national (le moyen d’y atteindre devant être la seule raison de divergence des vues et donc le fondement même du multipartisme), nos partis et toutes nos institutions sont le reflet de notre existence sans repère.

Portée globale

Des principes, qui ont besoins de s’incarner dans une famille. Comme nous l’avons ci-haut souligné, tous les partis, même à leur insu, portent en eux un élément indestructible et éternel, qui constitue leur raison d’être, leur principe et qui doit s’harmoniser, dans des conditions sociales nouvelles, avec d’autres principes et d’autres éléments de nature différente, mais non opposée. Ils sont anéanti dès la mort de leurs chefs. Le principe de l’ordre successoral, de la tradition, de la stabilité, aura éternellement dans l’humanité son expression sociale.

Notre classe politique manque des vrais visionnaires. Alors qu’il y manque des hommes aux études générales qui forment l’Homme d’État, elle est pleine d’hommes qui ont vieilli dans une profession spéciale. Un avocat occupé, un commerçant qui a eu sa fortune à faire avant de songer à entrer a parlement, a-t-il eut le temps d’approfondir toutes les branches de la politique, l’histoire, l’économie, la morale? Ce vide, ce creux qui se fait sentir dans les discours de la plupart des orateurs, même de ceux qui ont acquis une espèce de réputation oratoire, à quoi tient) il, sinon à ce qu’ils n’apportent à nos institutions que les idées qu’ils ont ramassées en courant dans les conversations et dans la polémique quotidienne?

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Ces réflexions nous paraissent dictées par le sentiment des besoins urgent de notre pays. Ce n’est qu’en élevant au niveau d’objectivité l’action et l‘engament politique, des dirigeants comme de notre peuple, que l’on aider notre pays à se relever du gouffre moral, social, politique et existentiel de note pays et il est que nous y arrivions. Et c’est l’ouvre à laquelle nous ne cesserons de travailler avec courage, assurés d’avance que les hommes de bon vouloir, tous les cœurs où règnent le véritable amour de la patrie, e nous refuserons pas leur aide et leur sympathie. Nous croyons que c’est ainsi que l’on relèvera le pays.

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